Soutien aux personnels en lutte du lycée de l’Hyrome à Chemillé.

 

Le lundi 15 décembre, la grande majorité des personnels du lycée de l'Hyrôme s'est mise en grève à cause de la manque des moyens qui perturbent énormément le fonctionnement de l'établissement et détériore l'accompagnement des élèves au quotidien.

SUD éducation 49 apporte son soutien total aux personnels et transmet ci-dessous le communiqué qu'iells ont rédigé et qui témoigne de la dégradation de leurs conditions de travail

Lycée de l'Hyrôme en grève

90 % des enseignants, 100 % des AESH, le secrétariat de direction sont aujourd’hui (lundi 15 décembre) en grève pour manifester leur désarroi face au manque de moyen humain qui s’est accentué depuis la rentrée scolaire.

Malgré de nombreuses alertes auprès de la DSDEN (Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale) et du rectorat, nous ne sommes toujours pas entendus. Actuellement il nous manque un mi-temps supplémentaire de DDFPT (Directeur Délégué à la Formation Professionnelle et Technologique) un poste d’AESH pour 24 heures et un mi-temps supplémentaire de Coordonnateur ULIS (Unité Locale d’Inclusion Scolaire) . Concernant le DDFPT, au vu de la spécificité de notre établissement (uniquement sections professionnelles et technologiques), un DDFPT à temps plein s’avère indispensable. Malheureusement, ce poste est resté vacant depuis la rentrée et ce jusqu’au 12 décembre 2025, date à laquelle un DDFPT débutant, a été affecté seulement sur un mi-temps. Tout ceci a entraîné et continue d’entraîner une désorganisation du fonctionnement de l’établissement et une surcharge de travail pour l’ensemble du personnel. Toutes ces conséquences ont un impact sur nos élèves (suivi des jeunes en stages, organisation des épreuves d’examen, visites d’entreprise pour les élèves…, qui ne peuvent être assurés actuellement.).

Depuis de longues années, au niveau du bassin, le lycée de l’Hyrôme est identifié et reconnu pour ses compétences et ses savoir-faire concernant l’accueil et le suivi des élèves en situation d’handicap. Face au nombre croissant de ce profil d’élèves, accueillis dans notre établissement, les revendications concernant le temps plein de coordonnateur ULIS et les heures d’AESH non pourvues sont de droit et absolument nécessaires pour nos élèves. Certains d’entre eux ne sont toujours pas ou insuffisamment accompagnés malgré les heures qui leur ont été allouées à la rentrée. Ce déficit d’encadrement dégrade fortement le climat au sein du lycée, à tous les niveaux ,pour les élèves et le personnel . Si nos revendications ne sont pas entendues, de nouvelles actions sont envisagées à la rentrée de janvier.