Les sénatrices et sénateurs du groupe PS ont déposé une proposition de loi (PPL) pour fonctionnariser les AESH et « garantir une meilleure inclusion des élèves ». Ce texte de la sénatrice PS Marie-Pierre Monier avait vocation à crée un nouveau corps de la fonction publique de catégorie B pour les AESH, « pour remettre à leur juste valeur ces personnels devenus, en quelques années, le deuxième métier de l’éducation », souligne la sénatrice PS de la Drome.
De quoi répondre aux problématiques inhérentes aux collègues accompagnant (e)s d’élèves en situation de handicap. A savoir une très grande précarité, un salaire inférieur au seuil de pauvreté, un temps partiel subi avec des AESH souvent obligés d’avoir un second travail pour vivre, parfois jusqu’à plus de 10 enfants à accompagner ou encore un manque criant de formation, avec des personnels qui peuvent attendre jusqu’à un an pour être formés aux spécificités de l’enfant qu’ils accompagnent. Derrière, ce sont directement les élèves concernés qui en pâtissent.
Encore faut-il avoir eu la chance d’avoir un AESH. 14 % des notifications de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées), qui donnent le droit d’avoir un AESH, n’étaient pas respectées à la rentrée, sans compter les notifications seulement honorées de quelques heures. Sur les près de 50.000 postes vacants en septembre, le ministère de l’Education avait pu ramener ce chiffre à 42.000 avant les vacances de la Toussaint.
En leur permettant de devenir fonctionnaire – en intégrant ceux qui ont plus de 3 ans d’ancienneté, avec un concours pour les autres – les sénateurs PS espéraient rendre la fonction d’AESH plus attrayante, notamment en garantissant une progression de carrières et en professionnalisant leur métier.
Le coût supplémentaire de cette réforme serait de 1,4 milliard d’euros sur 4 milliards estimés, e coût actuel de l’embauche des AESH étant déjà de 3 milliards d’euros par an. Rappelons que la suppression de l’ISF a fait perdre 4 milliards d’euros aux caisses de l’Etat…
Mais la majorité de droite et centre droite en ont décidé autrement et ont rejeté la proposition de loi. Payés 5 676,12 euros net par mois, en majorité masculine, ils ont statués sur le métier composé à 93 % de femmes, dont la moyenne d’age est de 45 ans, payées en moyenne 850 euros net avec des temps partiels imposés.
Sud Education 49 réaffirme plus que jamais son soutien aux AESH, demande la création d’un statut de fonctionnaire de l’Education nationale ,d’une revalorisation salariale conséquente, et de véritables formations!
