Le ministère se targue d'une augmentation substantielle de l'Education Nationale pour le budget 2025. Mais quand on analyse en détail le budget, c'est l’intégration de la contribution des pensions qui participe à cette hausse. Cette hausse ne permettra donc pas d'améliorer le service public.
Notre ministre se targue aussi de nombreuses créations de poste. Mais cela ne résiste pas à l'analyse. Tout d'abord, il faut rappeler que 4 018 postes disparaissent : 2 373 dans le premier degré, 1 645 dans le second degré. La création de 5540 postes annoncées correspond en réalité à la réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants. La réforme bascule le concours durant le bac+3 et non plus bac+5. Les 2 concours vont coexister durant 2 ans, avant que celui à Bac+5 soit supplanté.
Pareil concernant la création de poste d'AESH. 1200 créations de poste sont annoncées. Bien en deça des besoins. Actuellement 42000 élèves sont en attentes d'AESH. Alors que les notifications de la MDA sont sans cesse croissantes.
Sous couvert d'austérité, le gouvernement fait le choix d’une école sans moyen, au risque d’un affaiblissement durable du service public d’éducation. Les chiffres peuvent être habilement présentés, mais la réalité demeure : moins d’enseignants, toujours pas de remplaçants en cas d’absence, des classes plus chargées, et une inclusion sans moyens.
Sud Education demande donc de mettre fin au suppression de poste en raison de la baisse démographique, pour permettre de réduire le nombre d'élèves par classe. L'embauche massive d'AESH et d'AED avec un véritable statut de fonctionnaire. La revalorisation financière de l'ensemble des personnels de l’Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. ET des moyens pour un service public de qualité de l’Éducation Nationale.
