MOUVEMENT SOCIAL
En GRĂVE DANS LES VIES SCOLAIRES
Les AED restent encore aujourdâhui parmi les personnels les plus prĂ©carisĂ©s de lâĂducation nationale. Le temps de service bat des records pour atteindre 41 heures par semaine pour 1400 euros par mois. Les collĂšgues exerçant dans des internats sont payé·es au forfait nuit, câest Ă dire Ă hauteur de trois heures rĂ©munĂ©rĂ©es pour une nuit complĂšte de travail.
Trop souvent exposé·es au bon vouloir des chef·fes dâĂ©tablissements quant au renouvellement de leur contrat, les personnels AED font face Ă une hiĂ©rarchie qui broie et discrimine. De nombreux·euses collĂšgues ne sont pas renouvelé·es en raison de leur engagement syndical ou de dĂ©saccords avec les chef·fes dâĂ©tablissement qui formulent leur dĂ©cision de maniĂšre arbitraire.
SUD éducation revendique :
- la crĂ©ation dâun vrai statut de la fonction publique pour les AED ;
- en attendant, la gĂ©nĂ©ralisation de contrats CDD dâune durĂ©e de 3 ans ;
- un accĂšs Ă la CDIsation automatisĂ© au bout de 3 ans dâanciennetĂ© ;
- une gestion académique des carriÚres ;
- une augmentation des salaires et une grille salariale qui prennent en compte l'ancienneté de service ;
- une baisse du temps de travail ;
- la comptabilité des heures de nuit en totalité ;
- lâapplication des coefficients multiplicateurs pour les heures de nuits, de week-end et les jours fĂ©riĂ©s ;
- le versement de la prime REP/REP+ intégrale avec rétroactivité depuis 2015.
SUD Ă©ducation appelle lâensemble des personnels Ă se mettre en grĂšve le 16 dĂ©cembre pour obtenir un vrai statut et de meilleures conditions de travail pour les AED !
ASSEMBLĂE GĂNĂRALE Ă 14H30 Ă LA BOURSE DU TRAVAIL DâaNGERS
ANNIVERSAIRE DE LA LOI 1905
Pour UN SERVICE PUBLIC DâĂDUCATION RĂELLEMENT LAĂC !
Depuis 1905, la loi de sĂ©paration des Ăglises et de lâĂtat proclame que la RĂ©publique assure la libertĂ© de conscience, garantit le libre exercice des cultes et que lâĂtat ne reconnaĂźt, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
Pourtant, un·e Ă©lĂšve sur cinq est aujourdâhui scolarisé·e au sein de lâenseignement privĂ©, Ă 97% catholique. Cet enseignement est financĂ© par lâĂtat et coĂ»te chaque annĂ©e 10 milliards dâeuros au budget de lâĂducation nationale. Pour SUD Ă©ducation, il est inadmissible que lâĂtat finance lâenseignement privĂ© trĂšs majoritairement catholique et ignore ainsi le principe de laĂŻcitĂ© de la loi de 1905. SUD Ă©ducation revendique la laĂŻcisation et la nationalisation de lâensemble des Ă©tablissements privĂ©s et lâintĂ©gration de ses personnels dans lâĂducation nationale.
Financer lâenseignement privĂ© est dâautant plus inacceptable quâil renforce les inĂ©galitĂ©s sociales en sĂ©grĂ©gant les catĂ©gories sociales dĂ©favorisĂ©es. Plus de 40 % des Ă©lĂšves scolarisé·es dans le privĂ© sont issu·es des classes trĂšs favorisĂ©es contre 10% dâĂ©lĂšves boursier·es. Pas un euro de plus pour lâenseignement privĂ© !
La loi de 2004, qui interdit les signes religieux Ă lâĂ©cole au nom de la laĂŻcitĂ©, ne respecte pas la loi de 1905 qui garantit Ă lâensemble des citoyen·nes la libertĂ© de conscience et de culte. Elle renforce le racisme et le sexisme en visant en prioritĂ© les Ă©lĂšves musulman·es, en les stigmatisant et en imposant un contrĂŽle permanent de leurs corps sous couvert de laĂŻcitĂ©. Seul·es les agent·es de lâĂtat doivent se plier Ă lâinterdiction de signes religieux et Ă la neutralitĂ© religieuse dans un souci de sĂ©paration des Ăglises et de lâĂtat. SUD Ă©ducation revendique ainsi l'abrogation de la loi de 2004 qui stigmatise, discrimine et qui est utilisĂ©e dans un projet raciste et conservateur. Par cette loi, le principe de laĂŻcitĂ© qui garantit le principe de neutralitĂ© est dĂ©voyĂ© en un principe de contrĂŽle et de suspicion
SUD Ă©ducation se battra toujours pour un service dâĂ©ducation public, laĂŻc et Ă©mancipateur. La loi de 1905 doit ĂȘtre respectĂ©e et appliquĂ©e pour garantir Ă tou·tes un accĂšs Ă lâĂ©cole gratuit et Ă©galitaire.
rassemblement laïque samedi 13 décembre 14 h
devant la prĂ©fecture dâAngers
STAGE AESH
Conditions de travail, primes, inclusion, validisme... viens en parler avec SUD éducation
Tu es AESH et tu veux parler de tes conditions de travail ? En savoir plus sur la prime REP/REP+ ? Parler inclusion scolaire ? Validisme ? T'informer sur tes droits pour mieux faire face Ă la hiĂ©rarchie ? Ăchanger avec tes collĂšgues et partager des expĂ©riences ?
Alors ce stage est fait pour toi !
Ce stage est ouvert Ă tous.tes les AESH, syndiquĂ©â es ou non. La participation Ă un stage de formation syndicale sur temps de travail est un droit qu'il faut faire vivre. Vous avez droit Ă 12 jours de formation syndicale par an.
Vous pouvez dÚs à présent nous contacter à : contact@sudeducation49.org pour vous inscrire. En retour, nous vous enverrons un modÚle de lettre pour que vous puissiez prévenir votre hiérarchie et faire une demande de congé formation syndicale.
STAGE AESH LE 9 FĂVRIER
Ă LA BOURSE DU TRAVAIL DâANGERS
FĂMINISME
Brigitte MACRON, NOUVELLE (I)CONNE DES MASCU.
Brigitte Macron a qualifiĂ© de « sales connes » les quatre militantes fĂ©ministes de Nous Toutes qui ont interrompu le spectacle dâAry Abittan samedi 6 dĂ©cembre. Ces mots, prononcĂ©s par lâĂ©pouse du prĂ©sident de la RĂ©publique, ne sont pas un simple dĂ©rapage : ils rĂ©vĂšlent le mĂ©pris profond des Ă©lites pour celles qui osent briser lâomerta sur les violences sexuelles.
Les militantes fĂ©ministes ne sont pas des « sales connes ». Elles sont celles qui, chaque jour, se battent pour que les violeurs ne soient plus protĂ©gĂ©s, pour que les victimes soient crues, pour que la justice ne soit plus un leurre. Elles sont celles qui, malgrĂ© les menaces, les insultes et les violences policiĂšres, continuent de hurler la vĂ©ritĂ© au visage dâun systĂšme complice.
Ces propos lĂ©gitiment la haine envers les fĂ©ministes, dĂ©jĂ cibles de cyberharcĂšlement, de menaces de mort et dâagressions. Ils minimisent la gravitĂ© des violences sexuelles, en rĂ©duisant la dĂ©nonciation des crimes Ă un simple « trouble Ă lâordre public ». Ils montrent lâimpunitĂ© dont bĂ©nĂ©ficient les puissants : quand une femme du prĂ©sident insulte des militantes, elle sait quâelle ne sera jamais sanctionnĂ©e.
Stop à la culture du viol, Stop à la complicité des élites, Stop à la criminalisation des féministes.
