🛑👊 GrĂšve des AED, Loi 1905, Stage AESH et Brigitte Macron : Le mot du Vendredi 12 dĂ©cembre

MOUVEMENT SOCIAL
En GRÈVE DANS LES VIES SCOLAIRES

Les AED restent encore aujourd’hui parmi les personnels les plus prĂ©carisĂ©s de l’Éducation nationale. Le temps de service bat des records pour atteindre 41 heures par semaine pour 1400 euros par mois. Les collĂšgues exerçant dans des internats sont payé·es au forfait nuit, c’est Ă  dire Ă  hauteur de trois heures rĂ©munĂ©rĂ©es pour une nuit complĂšte de travail.

Trop souvent exposé·es au bon vouloir des chef·fes d’établissements quant au renouvellement de leur contrat, les personnels AED font face Ă  une hiĂ©rarchie qui broie et discrimine. De nombreux·euses collĂšgues ne sont pas renouvelé·es en raison de leur engagement syndical ou de dĂ©saccords avec les chef·fes d’établissement qui formulent leur dĂ©cision de maniĂšre arbitraire.

SUD éducation revendique :

- la crĂ©ation d’un vrai statut de la fonction publique pour les AED ;

- en attendant, la gĂ©nĂ©ralisation de contrats CDD d’une durĂ©e de 3 ans ;

- un accĂšs Ă  la CDIsation automatisĂ© au bout de 3 ans d’anciennetĂ© ;

- une gestion académique des carriÚres ;

- une augmentation des salaires et une grille salariale qui prennent en compte l'ancienneté de service ;

- une baisse du temps de travail ;

- la comptabilité des heures de nuit en totalité ;

- l’application des coefficients multiplicateurs pour les heures de nuits, de week-end et les jours fĂ©riĂ©s ;

- le versement de la prime REP/REP+ intégrale avec rétroactivité depuis 2015.

SUD Ă©ducation appelle l’ensemble des personnels Ă  se mettre en grĂšve le 16 dĂ©cembre pour obtenir un vrai statut et de meilleures conditions de travail pour les AED !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE À 14H30 À LA BOURSE DU TRAVAIL D’aNGERS

ANNIVERSAIRE DE LA LOI 1905
Pour UN SERVICE PUBLIC D’ÉDUCATION RÉELLEMENT LAÏC !

Depuis 1905, la loi de sĂ©paration des Églises et de l’État proclame que la RĂ©publique assure la libertĂ© de conscience, garantit le libre exercice des cultes et que l’État ne reconnaĂźt, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

Pourtant, un·e Ă©lĂšve sur cinq est aujourd’hui scolarisé·e au sein de l’enseignement privĂ©, Ă  97% catholique. Cet enseignement est financĂ© par l’État et coĂ»te chaque annĂ©e 10 milliards d’euros au budget de l’Éducation nationale. Pour SUD Ă©ducation, il est inadmissible que l’État finance l’enseignement privĂ© trĂšs majoritairement catholique et ignore ainsi le principe de laĂŻcitĂ© de la loi de 1905. SUD Ă©ducation revendique la laĂŻcisation et la nationalisation de l’ensemble des Ă©tablissements privĂ©s et l’intĂ©gration de ses personnels dans l’Éducation nationale.

Financer l’enseignement privĂ© est d’autant plus inacceptable qu’il renforce les inĂ©galitĂ©s sociales en sĂ©grĂ©gant les catĂ©gories sociales dĂ©favorisĂ©es. Plus de 40 % des Ă©lĂšves scolarisé·es dans le privĂ© sont issu·es des classes trĂšs favorisĂ©es contre 10% d’élĂšves boursier·es. Pas un euro de plus pour l’enseignement privĂ© !

La loi de 2004, qui interdit les signes religieux Ă  l’école au nom de la laĂŻcitĂ©, ne respecte pas la loi de 1905 qui garantit Ă  l’ensemble des citoyen·nes la libertĂ© de conscience et de culte. Elle renforce le racisme et le sexisme en visant en prioritĂ© les Ă©lĂšves musulman·es, en les stigmatisant et en imposant un contrĂŽle permanent de leurs corps sous couvert de laĂŻcitĂ©. Seul·es les agent·es de l’État doivent se plier Ă  l’interdiction de signes religieux et Ă  la neutralitĂ© religieuse dans un souci de sĂ©paration des Églises et de l’État. SUD Ă©ducation revendique ainsi l'abrogation de la loi de 2004 qui stigmatise, discrimine et qui est utilisĂ©e dans un projet raciste et conservateur. Par cette loi, le principe de laĂŻcitĂ© qui garantit le principe de neutralitĂ© est dĂ©voyĂ© en un principe de contrĂŽle et de suspicion

SUD Ă©ducation se battra toujours pour un service d’éducation public, laĂŻc et Ă©mancipateur. La loi de 1905 doit ĂȘtre respectĂ©e et appliquĂ©e pour garantir Ă  tou·tes un accĂšs Ă  l’école gratuit et Ă©galitaire.

rassemblement laïque samedi 13 décembre 14 h

devant la prĂ©fecture d’Angers

STAGE AESH
Conditions de travail, primes, inclusion, validisme... viens en parler avec SUD éducation

Tu es AESH et tu veux parler de tes conditions de travail ? En savoir plus sur la prime REP/REP+ ? Parler inclusion scolaire ? Validisme ? T'informer sur tes droits pour mieux faire face Ă  la hiĂ©rarchie ? Échanger avec tes collĂšgues et partager des expĂ©riences ?

Alors ce stage est fait pour toi !

Ce stage est ouvert Ă  tous.tes les AESH, syndiqué⋅es ou non. La participation Ă  un stage de formation syndicale sur temps de travail est un droit qu'il faut faire vivre. Vous avez droit Ă  12 jours de formation syndicale par an.

Vous pouvez dÚs à présent nous contacter à : contact@sudeducation49.org pour vous inscrire. En retour, nous vous enverrons un modÚle de lettre pour que vous puissiez prévenir votre hiérarchie et faire une demande de congé formation syndicale.

STAGE AESH LE 9 FÉVRIER

À LA BOURSE DU TRAVAIL D’ANGERS

FÉMINISME
Brigitte MACRON, NOUVELLE (I)CONNE DES MASCU.

Brigitte Macron a qualifiĂ© de « sales connes » les quatre militantes fĂ©ministes de Nous Toutes qui ont interrompu le spectacle d’Ary Abittan samedi 6 dĂ©cembre. Ces mots, prononcĂ©s par l’épouse du prĂ©sident de la RĂ©publique, ne sont pas un simple dĂ©rapage : ils rĂ©vĂšlent le mĂ©pris profond des Ă©lites pour celles qui osent briser l’omerta sur les violences sexuelles.

Les militantes fĂ©ministes ne sont pas des « sales connes ». Elles sont celles qui, chaque jour, se battent pour que les violeurs ne soient plus protĂ©gĂ©s, pour que les victimes soient crues, pour que la justice ne soit plus un leurre. Elles sont celles qui, malgrĂ© les menaces, les insultes et les violences policiĂšres, continuent de hurler la vĂ©ritĂ© au visage d’un systĂšme complice.

Ces propos lĂ©gitiment la haine envers les fĂ©ministes, dĂ©jĂ  cibles de cyberharcĂšlement, de menaces de mort et d’agressions. Ils minimisent la gravitĂ© des violences sexuelles, en rĂ©duisant la dĂ©nonciation des crimes Ă  un simple « trouble Ă  l’ordre public ». Ils montrent l’impunitĂ© dont bĂ©nĂ©ficient les puissants : quand une femme du prĂ©sident insulte des militantes, elle sait qu’elle ne sera jamais sanctionnĂ©e.

 

Stop à la culture du viol, Stop à la complicité des élites, Stop à la criminalisation des féministes.