INTERSYNDICALE À MATIGNON : Le premier ministre est nu

Après la réussite de la journée de mobilisation du 18 septembre, l'Intersyndicale au complet a été reçu à Matignon par Sébastien LECORNU, ce mercredi 24. Ce dernier à patiemment écouté les revendications syndicales, mais sans apporter aucune réponse aux demandes. La seule annonce fut de proposer à l'Intersyndicale de revenir discuter à une date ultérieure.

Le pouvoir, échaudé par la réussite de la mobilisation sociale, cherche par tout moyen à contenir les revendications de refus et de l'austérité et de la marche à la guerre, d'un financement massif des services publics, et la fin de la gabegie pour les quelques ultra-riches dont la fortune ne cesse de croître. Le Premier Ministre recevait par la suite les représentant.es du patronat, sûrement pour leur assurer de la continuité des politiques macronistes vis à vis des entreprises. Sous Macron, la fortune des 500 plus grandes fortunes françaises a été multiplié par 3, tandis que les services publics ont été mis à l'os, et que la situation des personnes précaires n'a cessé de se dégrader. Le camp macroniste tente de se draper dans la tenue de défenseur de l'équilibre budgétaire, alors que sous son règne, la dette française n'a fait qu'augmenter.

Après avoir utilisé l'Etat pour enrichir la classe possédante, le pouvoir veut faire payer aux précaires et aux travailleurs et travailleuses les conséquences de cette politique. Pour cela, L'Etat se cache derrière la marche à la guerre, pour justifier ces sacrifices. Lecornu a demandé à Macron de pouvoir garder, en plus de la fonction de Premier Ministre, le poste de Ministre des Armées, ce qui lui a été refusé. L'Intersyndicale peu dupe de la manoeuvre, à d'ors et déjà appelée à une nouvelle mobilisation le 02 octobre. Les revendications de l'intersyndicale restent les mêmes: refus du budget de Bayrou, justice fiscale via la taxations des hauts revenus, financement des services publics, abandon de la retraite à 64 ans,... Donc, toutes et tous dans les rues, dans les AG, dans les blocages, le 02 octobre, c'est aux capitalistes de payer leur crises, pas aux travailleurs et travailleuses.

PAS DE GUERRE ENTRE LES PEUPLES

PAS DE PAIX ENTRE LES CLASSES