Le 08 septembre, pour la première fois de l'histoire de la Vème République, un Premier Ministre devait remettre sa démission suite à un vote de confiance perdu. Emmanuel Macron, nommait dès le lendemain Sébastien Lecornu. Indifférent à la crise de régime, à la crise sociale en cours et au résultat des élections législatives de 2024, c'est la continuation d'une
politique réactionnaire au bénéfice de la bourgeoisie. Car derrière la nomination de Lecornu, c'est la continuation d'une politique droitière. Il a dîné à plusieurs reprises avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, s'est opposé au mariage pour tous, et est habité d'un fort tropisme militariste.
Le 10 septembre un mouvement social amorçait le refus de cette politique qui s'annonce. A Angers, des barrages filtrants ont eu lieu à Espace Anjou et au Carrefour Saint Serge. La plupart des automobilistes comprenaient et/ou soutenaient le mouvement ou ses revendications. Si cette action s'est déroulée dans un climat de bonne ambiance, la préfecture à décidé de faire volte face l'après midi. L'arrêté interdisait de manifester dans l'ensemble du centre ville, le Préfet déployant un lourd dispositif sécuritaire. L'ensemble des ponts enjambant la Maine ont donc été fermés. Comme tout le monde le sait désormais, c'est le schéma de maintien de l'ordre qui détermine le niveau de tension lors des manifestations. Le rassemblement commençait devant le CHU afin de soutenir les luttes des personnels qui subit de plein fouet l'austérité budgétaire et la logique néo-libérale. Il était dès lors évident que la Préfecture cherchait l'affrontement avec les manifestant.es. Il a fallu que la Police Nationale noie à plusieurs reprises les abords des ponts sous des torrents de gaz lacrymogène, et ce alors qu'aucune violence n'avait eu lieu. Malgré ce dispositif des plus grotesques, une AG a pu avoir lieu au Jardin du Mail pour esquisser la suite de ce mouvement.
Une nouvelle journée de mobilisation et de grève à l'appel de l'intersyndicale s'est donc tenue ce jeudi 18 septembre. C'est encore une foule importante (autour de 8000 personnes), et déterminée qui a défilé au départ de la Place Leclerc à Angers. Le cortège de Solidaires toujours dynamique fermait la manif rassemblant du monde autour de ses slogans "Nous c'qu'on veut, c'est la Grève Générale".
A Saumur et à Cholet aussi on a vu du monde venir marcher contre l'austérité programmée.
C'est le début d'un mouvement interprofessionnel que nous souhaitons d'ampleur et qui permettra aux personnels de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche de réclamer plus de moyens pour une école publique et émancipatrice : la titularisation des contractuel·les, y compris AESH et AED, le dégel du point d’indice, le recrutement massif, notamment de personnels médico-sociaux, baisse du nombre d’élèves par classe, fin du financement du privé par l’argent public…
Alors participons à toutes les initiatives à venir pour donner encore plus d'ampleur à ce mouvement.
Ce n'est pas à nous de payer leur crise !!
