🛑👊 Ecole et pesticide, queer education, Stage pĂ©da, IA : le mot du Vendredi 23 janvier 2026

PESTICIDES

L’école sous pression

« Le Monde » a établi, avec un collectif de scientifiques, une carte de France des écoles, collèges et lycées en fonction de leur proximité avec des parcelles agricoles où des pesticides sont utilisés. Près d’un établissement sur quatre est soumis à une « pression forte ».

Cliquez sous le lien ci-dessous pour consulter la carte

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/12/18/votre-ecole-est-elle-soumise-a-une-forte-pression-pesticide-explorez-notre-carte_6658475_4355771.html

LGBTQUIA+

Queer éducation débarque dans le 49 !

Cette association est née en région parisienne en 2019, elle a été créée par des membres de l’Éduc Nat, iels avaient pour point commun d’être LGBTQIA+, de se sentir isolé·es et peu soutenu·es. L’asso a essaimé ailleurs, d’abord à Lyon puis à ANGERS et bientôt partout!

Nous réfléchissons autour des problématiques queers dans le champ de l’éducation.

Nous sommes des professionnel·les du champ éducatif, des chercheur·ses, des étudiant·es,

des bibliothécaires, des designer·euses, des artistes, des psys, des animateur·ices...

Nous te proposons de venir nous rencontrer le mardi 10 février à partir de 18h30 au Joker’s Café à Angers !

Au programme: on papote, on éhange sur nos expéiences et on parle de l’asso.

STAGE PÉDAGOGIQUE

Pédagogie alternative pour lutter contre les discrimination

Plein d'ateliers au choix, sur 2 jours les 19 et 20 mars 2026 Ă  la Bourse de Travail d'Angers:

- lutter contre le validisme et les mécanismes d'exclusion qui en découlent .

- le travail individualisé en maternelle ( ICEM pédagogie Freinet )

- le corps en musique

- chorale : pratique adulte

- déconstruire les injonctions et diktats de genre de nos corps et de nos coeurs : librairie itinérante ( Asso. Corps à Coeur 49 ).

- atelier arpentage : liberté, sexualité, sororité ( Asso. Corps à Coeur 49 ).

- EVARS (le Planning Familial 49 )

- démarrer la pédagogie Freinet par le texte libre.

- démarrer la pédagogie Freinet par les réunions d'élèves.

- la classe promenade ( ICEM pédagogie Freinet )

- la technique de l'affichage libre ( ICEM pédagogie Freinet )

- déconstruire les LGBTQIphobies ( CEMEA)

- construire des pratiques pédagogiques antiracistes ( CEMEA)

- danse libre et improvisée

- guide pratique pour un CDI safe place

- intervention d'un journaliste de la Topette sur une lutte antifa victorieuse

Les deux repas du midi seront préparés par le RAARE (à prix libre)

Tu peux cliquer ici pour remplir le formulaire et voir la marche à suivre.  Tu peux même en parler à tes potes qui ne travaillent pas dans l'éducation nationale (genre les potes animateur·ices de l'éduc pop ou autre) car le stage est déclaré au CEFI, iels peuvent nous écrire pour savoir comment faire.

AGENDA DES LUTTES

Soutien aux grévistes du CHU d’Angers

Les Assistant-e-s de Régulation Médicale (ARM) du Centre du 15 du CHU d’Angers ont entamé une grève le jeudi 22 janvier 2026. Avec le soutien du SUD Santé Sociaux, les agent-e-s dénoncent un manque chronique de personnel-le-s et des conditions de travail incompatibles avec la sécurité des patient-e-s.

 

Les ARM sont les premiers interlocuteurs des gens qui composent le 15, depuis la mise ne place du Service d’Accès aux Soins. Ielles assurent la régulation des appels et orientent les demandes, 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Le volume d’appel n’a eu cesse d’augmenter, notamment en raison de la dégradation du service public de la Santé. Bien entendu, les effectifs n’ont pas suivi cette hausse. Il manquerait, en moyenne, 2 à 3 personnes chaque jour. Ce sous-effectif augmente le délai d’attente avant de pouvoir parler à un ARM et fait donc peser un risque sur toute la société.

 

Malgré de nombreux droits d’alerte déposés en octobre et novembre 2025 par SUD Santé Sociaux, rien n’a évolué. Les agent-e-s subissent donc un épuisement croissant, en raison de garde de 12h, en alternant jour nuit, ce qui affecte leur vigilance, faisant craindre une erreur aux conséquences potentiellement dramatique tant pour les patient-e-s que pour les ARM.

 

C’est pourquoi une grève illimitée a été déclarée. Les grévistes demandent un recrutement à hauteur des besoins, le remplacement systématique des agents absents et une réorganisation des durées de travail. La question d’une reconnaissance statutaire est posée, ainsi que la suspension temporaire des tâches annexes (audits, évaluations professionnelles,…) en attendant les recrutements, ainsi que l’attribution de primes sur la pénibilité du travail.

SUD Education 49 apporte son soutien aux grévistes de la Régulation Médicale et demande des moyens pour un service public de la Santé de qualité, la revalorisation de l’ensemble des personnels et une amélioration des conditions de travail.

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

IA : Un vrai problème

Le discours qui accompagne le déploiement de systèmes d’IA dans nos entreprises repose largement sur les bénéfices supposés pour les travailleurs et travailleuses. Gain de temps et suppression des tâches répétitives, sans valeur ajoutée. Dans les métiers de la banque, de l’assurance et de l’assistance comme dans toutes les professions, il existe des tâches rébarbatives, c’est un fait. Alors, quand le ou la patron·ne propose qu’une IA s’en charge à notre place, on peut être tenté·e ! En réalité, cela dissimule surtout une intensification du travail. Dans nos secteurs, on ne connaît pas de patron·nes qui cherchent à “soulager” les travailleur·euses. En revanche, on connaît bien celles et ceux qui sont engagé·es dans la course au toujours plus !

De plus, l’IA n’est pas totalement autonome et l’on demande aux salarié·es de contrôler son travail. C’est le cas, par exemple pour les outils de rédaction de mails aux client·es, ou les IA qui génèrent des plannings: il faut vérifier, corriger, reprendre ce qui a été produit. Cette charge de travail supplémentaire est largement invisibilisée. Elle pose aussi la question de la responsabilité. ! Si un mail généré par une IA, relu par un·e salarié·e, comporte des erreurs, ce qui n’est pas rare, qui en est responsable ? On n’a pas encore vu une IA sanctionnée ou passer en entretien préalable…

Un mail généré à notre place, des préconisations et argumentations construites par un logiciel, des dossiers analysés par la machine… Le développement de systèmes d’IA dans nos métiers s’accompagne d’une perte de sens majeure. A terme, les travailleur·euses ne serviraient plus qu’à réciter ce que l’IA aurait décidé ! Là encore, se pose la question de la responsabilité.

L’introduction de l’IA exacerbe également la surveillance des salarié·es, avec le développement du management algorithmique. Ils dictent la façon de travailler, l’ordre des tâches, le temps accordé pour les exécuter… Tout est enregistré en temps réel ! S’y ajoutent des systèmes d’évaluation permanente, notamment dans les centres d’appel. Des IA analysent l’ensemble des appels : respect de la trame, intonation de la voix, utilisation de certains mots… les salarié·es sont scruté·es en permanence, sans tenir compte du contexte, des appels précédents ou de l’état de la personne. Les écoutes ne servent désormais plus qu’à contrôler, voire sanctionner !

Désormais, lorsqu'un employeur annonce le déploiement d’un nouveau logiciel ou une mise à jour, il y a fort à parier qu’il intègre de l’IA… sans que cela soit clairement annoncé ! Et même lorsque c’est clairement indiqué, le flou demeure, notamment sur l’utilisation des données.

Prenons l’exemple d’un logiciel d’écoute et d’analyse d’appels: qui peut dire où sont stockées les données échangées, lesquelles sont utilisées et dans quel but ? Le fonctionnement interne de l’IA reste opaque pour celleux qui les utilisent, directement ou indirectement. C’est ce qu’on appelle l’effet de boîte noire. Dans certains métiers, ce sont autant les données des client·es que celles des salarié.es qui sont aspirées par les IA,notamment via les outils de ressources humaines, souvent à l’insu de toutes et tous. Il n’est pas rare que les employeurs proposent (ou imposent !) aux travailleur·euses d’utiliser les IA intégrées à certains logiciels, comme ceux de Microsoft ou Google. Là encore, se posent les questions de la transparence et de la confidentialité ! En utilisant ces IA, les salarié.es fournissent en outre un travail gratuit pour les entraîner et accroître les profits de multinationales aussi puissantes que des Etats.

Impact sur nos emplois, nos conditions de travail, nos données et sur l’environnement… Solidaires soutient une position technocritique : ni technophobe par principe, ni techno-solutionniste. Autrement dit : nous considérons qu’aucune technique ne peut constituer une réponse miracle aux crises sociales et environnementales engendrées par le capitalisme. A fortiori une technologie aussi vorace en eau, en énergie et en métaux rares que l’IA et qui aggrave les inégalités sociales et les oppressions systémiques.