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Le mot confiné du jeudi



Dossier coronavirus lien


Dossier droits des personnels pendant la crise lien


 


Con finement
Le recteur demande aux personnels de l’éducation nationale de contrevenir à la loi !


Dans un courrier du 18 mars 2020, le recteur des Pays de la Loire – William Marois – suggère aux personnels de l’éducation nationale « d’utiliser un commerce de proximité comme point relais où les familles pourraient retirer et rendre documents, devoirs et livres »
Alors que nous traversons une crise sanitaire majeure et que le gouvernement met en place des mesures de confinement visant à ralentir puis endiguer l’épidémie du virus Covid-19, le recteur des Pays de la Loire encourage les personnels de l’éducation Nationale à contourner ces dispositions réglementaires. En effet, se rendre dans un commerce pour y déposer ou recevoir des devoirs ne relève en rien d’un achat de première nécessité.
Ce type de recommandation risque d’augmenter grandement la propagation du virus. M. Marois met en danger les personnels de l’éducation nationale mais aussi les parents, les enfants et les employé·es de ces commerces de premières nécessités que l’on sait déjà débordé-e-s et très exposé-e-s aux risques sanitaires.
Sud éducation 49 :
- s’indigne d’une telle suggestion.
- souhaite que le recteur revienne au plus vite sur ses propos et exige la mise en place de moyens à hauteur des besoins pour assurer la continuité des apprentissages.
- a sollicité le préfet concernant ce manquement grave aux règles de confinement (courrier recteur ici, courrier au préfet là)
- a interpellé le DASEN quant aux modalités d’accueil des enfants de soignants (courrier ici)


 


Épidémie Coronavirus
Quels sont mes droits ? Les FAQ de SUD éducation

SUD éducation a mis en ligne deux foires aux questions pour répondre aux problématiques du moment.
Cliquez sur les liens en gras et en bleu pour être redirigé vers le site fédéral.
Foire aux questions : le télétravail (lien)
1- On est exempté de télétravailler en cas de congé maladie ou d’absence pour garde d’enfant
2- Que peut-on exiger de moi en situation de télétravail ?
3- Quel droit de propriété intellectuelle pour les personnels qui déposent leurs documents et créations sur les plateformes dédiées par l’administration ?


 


Foire aux questions générales Coronavirus (lien)
1- Peut-on maintenir les instances, notamment les CA sur les DGH pendant la période de confinement ?
2- Comment vont se tenir les CAP programmées ?
3- Qu’en est-il du jour de carence dans la période actuelle pour les personnels devant bénéficier d’une mesure d’éviction ou qui contracteraient le coronavirus ?
4- Pendant la période de fermeture des établissements scolaires et d’enseignement supérieur, qu’en sera-t-il de mon traitement (salaire) ?
5 - Mon/Ma supérieur-e hiérarchique m’impose de reprendre le travail alors que j’ai/nous avons exercé un droit de retrait dans le cadre d’une alerte pour danger grave et imminent. Dois-je/devons-nous exiger un écrit ? Quelles suites donner ?
6- Suis-je réquisitionnable ?
7- Mon IEN ou mon/ma chef-fe d’établissement m’a adressé un ordre de réquisition : que faire ?
7bis- on me demande de venir en tant que volontaire pour garder les enfants de personnels soignants
8- Puis-je être obligé-e à devoir porter et récupérer des devoirs écrits dans des commerces
9- Sur la question de devoir contacter les élèves et leur famille


 


Communiqué de la fédération SUD éducation
Confinement : pour les services publics et la solidarité

Ce lundi 16 mars, le président Macron a annoncé mettre en œuvre le confinement sur tout le territoire français. Les déplacements devront être réduits mais restent permis pour les salarié-e-s qui ne peuvent basculer en télétravail. Si cette disposition reste en l’état il s’agirait d’une mesure de classe qui exposerait des centaines de milliers de salarié-e-s et toutes celles et ceux avec qui ils et elles seront en contact. Dans une telle période, ce sont les fonctions essentielles qui doivent être maintenues, en garantissant des mesures de protections pour ces travailleurs et travailleuses.
Si des mesures permettant d’enrayer la pandémie sont nécessaires, elles doivent se prendre dans le respect de la démocratie. Des lois seront prises en urgence, donnant le droit au gouvernement de légiférer par ordonnance. La crise sanitaire ne doit pas induire la suspension de l’état de droit. La rhétorique guerrière du président ainsi que l’appel à l’Union nationale n’est pas à ce titre pour nous rassurer. Nous serons vigilant-e-s quant au respect des libertés publiques et des droits fondamentaux. Nous serons également vigilant-e-s quant aux restrictions concernant les droits et garanties des fonctionnaires. Par ailleurs, partout en solidarité, des enseignant-e-s se sont par exemple porté-e-s volontaires pour assurer l’accueil des enfants des soignant-e-s.
Le président a annoncé que les projets de loi seraient suspendus et notamment sur la réforme des retraites. Il a fallu une crise sanitaire pour suspendre une réforme massivement contestée depuis plusieurs mois par la population, ce qui est le minimum dans la période. Une fois la crise sanitaire surmontée, il nous restera à poursuivre notre combat contre la politique de casse sociale et pour imposer des choix de sociétés plus justes et plus sûrs pour l’avenir.
Dans l’éducation, aucune nouvelle annonce n’est venue modifier ce que nous savions déjà : fermeture des écoles, collèges, lycées et universités jusqu’à nouvel ordre, et service d’accueil pour les enfants de personnels indispensables au système de santé. Nous dénonçons toujours les conditions anxiogènes dans lesquelles cette mesure a été mise en place durant les derniers jours. Nous revendiquons toujours qu’aucun personnel n’ait à se rendre sur son lieu de de travail pour rien, et demandons que des conditions sanitaires préservant la santé des personnels soit mises en place pour celles et ceux qui choisiront de prendre en charge les enfants des soignant-e-s. En ce qui concerne l’enseignement à distance et le télétravail, les personnels ont pu constater ce jour le fait que rien n’était prêt. Au-delà, pour SUD éducation, l’urgence n’est pas à la mise en œuvre précipitée et hasardeuse du télétravail, mais à la préservation de la santé des personnels et plus largement de la population.
Le président fait mine de découvrir l’importance du service public, de santé en particulier, dans l’effort d’endiguement de l’épidémie. C’est un scandaleux jeu de dupe pour un homme qui a consacré sa carrière notamment politique au démantèlement de ces mêmes services publics au profit des capitalistes. Les 300 milliards mis sur la table pour sauver les entreprises montrent que de l’argent, il y en a, et il aurait dû servir aux services publics, notamment de santé, bien plus tôt.
S’il faut “tirer toutes les conséquences” de cette période, comme le dit Macron, voici les nôtres. La crise épidémique montre les limites du système capitaliste, de la mondialisation, ainsi que les échanges de marchandises. Il montre la faillite d’un système vorace dévorant les services publics, l’écosystème et les solidarités.

jeudi 19 mars 2020, par administrateur du jeudi

titre documents joints

 
(PDF - 19 mars 2020 - 6.9 ko)

 
(PDF - 19 mars 2020 - 42.9 ko)

 
(PDF - 19 mars 2020 - 145 ko)


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